En 1664, ROUEN est une des plus grandes manufactures d’Europe, placée sous le signe de l’Italie et des œuvres de Faenza, Rouen se distingue par une production de carreaux polychromes inspirés des modèles italiens.
Sous l’impulsion de nouveaux faïenciers tels Les POTERAT, ROUEN met au point l’un des motifs les plus originaux de son répertoire : le lambrequin. A l’origine de ce motif, les languettes d’extrême-orient ainsi que l’œuvre des ornemanistes français tels MAROT, BERAIN ou DU CERCEAU. Tout au long du XVIIIème siècle ce sera le décor emblématique du ROUEN.
Le dessin rigoureux des débuts, au tracé parfois épais s’allège peu à peu, des petites fleurs et des paniers fleuris embellissent les décors. Vers la fin du XVIIème siècle, introduction du rouge de fer, puis des cinq couleurs de grand feu vers 1710.
Le marché de la faïence de ROUEN fut longtemps sous l’emprise des grandes ventes durant la deuxième moitié du XXème. Il est à noter que ce sont les pièces décoratives qui font les plus gros prix. D’une manière générale, ce sont les pièces à lambrequins de la fin du XVIIème qui sont les plus recherchés.