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Les autres faiences

La brocante de plouaret propose également de nombreuses autres faiences, bretonnes ou pas. En voici un florilège.

Les faiences de Malicorne

MALICORNE est un charmant petit village de la Sarthe, à environ 30 kms au sud du Mans. Quelques niches abritant encore des statuettes témoignent de l’immense activité faïencière du lieu.

Cette histoire a débutée au milieu du XVIIIème siècle avec l’installation de Jean LOISEAU dans une auberge qu’il transforme en ateliers en 1748 nommés "LA FAIENCERIE DE PLAT D’ETAIN". Il est à l’origine d’une tradition qui se poursuit encore aujourd’hui. Son développement est très rapide. Bon an, mal an, l’activité ne cesse jamais pendant plus de 250 ans.

Le choix du village de MALICORNE est motivé par la présence d’argile, de bois pour l’alimentation des fours et de la Sarthe, voie maritime plus économique que la route pour l’acheminement des marchandises.

L’activité évolue rapidement jusqu’à son décès en 1785, et sa veuve cède la fabrique à son fils en 1787 qui poursuit l’œuvre de son père jusqu’en 1824 avant de la vendre. La production est surtout utilitaire au long du XIXème siècle mais évolue ensuite sous l’influence de Léon PLOUPLARD vers 1880, en créant des pièces de plus en plus travaillées.

Malicorne devient alors un centre Faïencier incontournable. Les faïenciers s’inspirent beaucoup des décors des autres manufactures : Quimper, Marseille, Nevers, etc.

Au début du XXème siècle, 2 faïenceries seulement sont en activité, Le Plat d’Etain et Bourg-Joly, mais en 1920 s’installent deux autres faïenceries, celle d’Emile Tessier et celle de Paul Lecomte.

La crise économique de 1929 amène les premières difficultés, Léon POUPLARD maintient son activité jusqu’en 1952, mais ferme son atelier faute de repreneur.

Une autre grande figure, Emile TESSIER sort ses premières faïences en 1924. Ses difficultés débutent en 1926 avec la hausse du prix de l’étain qui sert à donner sa blancheur à l’émail. A sa mort en 1971, il laisse un personnel encore nombreux.

Aujourd’hui, deux faïenceries sont encore en activité à Malicorne : Bourg-joly et les "Faïenceries d’Art de Malicorne", ancienne faïencerie Tessier.

Les faiences de Rouen

En 1664, ROUEN est une des plus grandes manufactures d’Europe, placée sous le signe de l’Italie et des œuvres de Faenza, Rouen se distingue par une production de carreaux polychromes inspirés des modèles italiens.

Sous l’impulsion de nouveaux faïenciers tels Les POTERAT, ROUEN met au point l’un des motifs les plus originaux de son répertoire : le lambrequin. A l’origine de ce motif, les languettes d’Extrème-Orient ainsi que l’œuvre des ornemanistes français tels MAROT, BERAIN ou DU CERCEAU. Tout au long du XVIIIème siècle ce sera le décor emblématique du ROUEN.

Le dessin rigoureux des débuts, au tracé parfois épais s’allège peu à peu, des petites fleurs et des paniers fleuris embellissent les décors. Vers la fin du XVIIème siècle, introduction du rouge de fer, puis des cinq couleurs de grand feu vers 1710.

Le marché de la faïence de ROUEN fut longtemps sous l’emprise des grandes ventes durant la deuxième moitié du XXème. Il est à noter que ce sont les pièces décoratives qui font les plus gros prix. D’une manière générale, ce sont les pièces à lambrequins de la fin du XVIIème qui sont les plus recherchés.

La faience de Desvres

La rencontre entre Maître STA, notaire à Desvres et un décorateur aboutit à l’ouverture de la 1ère faïencerie Desvroise. Malgré les aléas économiques, la tradition est amorcée. Ainsi en 1804, François Joseph FOURMAINTRAUX s’établit Grand place de Desvres et fonde ainsi une dynastie faïencière.

Ces premières fabriques amène un énorme tissu d’usine. Les manufactures FOURMAINTRAUX-COURQUIN, MASSE et GEO MARTEL fondent leur réputation sur la copie des grands styles français et étrangers.

Elles produisent d’innombrables pièces de vaisselle, assiettes, plats et pièces de formes, ainsi que des carreaux, éléments de décors muraux.

Dès la fin du XIXème siècle, les fabricants créent des collections originales d’objets de fantaisie.

Aujourd’hui encore, les entreprises développent des productions industrielles nécessitant des techniques modernes mais aussi elles s’appuient sur la fabrication traditionnelle des collections historiques les plus réputées.

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